Orchestre des Champs-Elysées

FESTIVAL DE BOGOTA

H. DUPARC, « Aux étoiles »
H. DUPARC, Quatre mélodies avec orchestre
J. CANTELOUBE, Chants d'Auvergne (extraits)
G. FAURÉ, « Pelléas et Mélisande » suite d’orchestre op. 80

M. RAVEL, « Pavane pour une enfant défunte »
M. RAVEL, Concerto pour piano en sol
M. RAVEL, « Le tombeau de Couperin »
C. DEBUSSY, « Danse profane et sacrée »

G. FAURÉ, Requiem version 1893

SOCIEDAD CORAL SANTA CECILIA
MARC-ANDRE HAMELIN, PIANO
KARINA GAUVIN, SOPRANO
Gabriella TEYCHENNE, direction

Les derniers accords du programme Saint-Saëns résonnent encore dans la Grande Salle de la Philharmonie que l’orchestre s’envole déjà pour de nouvelles aventures sud-américaines : une « Folle semaine » colombienne au «  Festival internacional de musica clasica de Bogota ». L’Orchestre des Champs-Élysées y présente un panorama de ses multiples expériences dans le répertoire de la musique française du tournant du XXè siècle : de Fauré à Ravel, de Duparc à Canteloube, tous ces compositeurs, à quelques années près, sont nés dans le deuxième moitié du XIXè siècle et morts dans la première moitié du XXè. Des premières mélodies de Duparc (Chanson triste 1868 – orch. 1912) au Concerto en sol de Ravel (1931), les trois programmes couvriront plus de soixante ans de musique.

Fauré partage avec Duparc un goût certain pour la mélodie pour voix et piano. Quel chance que ce dernier, à la différence de son aîné, ait également eu le goût d’orchestrer certaines d’entre elles. La célèbre « Invitation au voyage » d’après Baudelaire, mais aussi « Chanson triste » (Jean Lahor/Henri Cazalis), « La vie antérieure » (Charles Baudelaire) et Phydilé (Charles Leconte de Lisle) cotoieront ici quelques extraits des incomparables Chants d’Auvergne de Canteloube. À défaut de mélodies, la très belle suite d’orchestre Pelléas et Mélisande op.80 de Fauré, extraite de la musique de scène écrite pour la pièce de Maeterlinck, parfaira ce premier porgramme.

Un an seulement sépare le Pelléas (1898) de Fauré de la Pavane pour une infante défunte (1899) de Ravel et son inoubliable solo de cor.

Ce deuxième programme, consacré à Ravel et qui s’étend de la Pavane (1899) au Concerto en sol (1931), en passant par le Tombeau du Couperin (1917), embrasse plus de 30 ans de la carrière du compositeur, offrant à entendre une extraordinaire diversité de styles, de couleurs et d’inspirations.

Si l’orchestre a appris son Ravel ces dernières saisons sous la baguette de Louis Langrée, c’est Philippe Herreweghe qui grava avec La Chapelle Royale (qui deviendrait trois ans plus tard l’Orchestre des Champs-Élysées) un disque emblématique et incontournable de la discographie (Harmonia Mundi 1988) : le Requiem de Fauré dans sa version chambriste et intimiste de 1893. C’est autour de cette messe des morts, chef d’oeuvre à hauteur d’homme qui est au cœur du répertoire de l’orchestre depuis plus de 30 ans, que s’articulera ce troisième programme.

Fidèle à sa démarche, l’Orchestre des Champs-Élysées s’appuye sur un répertoire pratiqué parfois depuis ses débuts pour partir à la découverte, à la rencontre de nouvelles œuvres, de nouveaux artistes. Il aura l’honneur et le bonheur d’accueillir pour la première fois la merveilleuse cheffe britannique Gabriella Teychenné.