Orchestre des Champs-Elysées

Langrée :

Debussy 360

C. DEBUSSY « La Mer »
C. DEBUSSY « Les Nocturnes »
C. DEBUSSY « Danses sacrée et profane »
C. DEBUSSY « Prélude à l’après-midi d’un faune »

Collegium Vocale Gent
Louis Langrée, direction

À l'occasion du centenaire en 2018, l'Orchestre des Champs-Élysées a souhaité dédier intégralement un programme à Claude Debussy, inaugurant avec lui une série de "portraits de compositeurs français" qui seront présentés sur plusieurs saisons sous la baguette experte de Louis Langrée.

En 2014, à l'invitation de l'Opéra-Comique, Pelléas et Mélisande avait permis une première rencontre artistique avec Louis Langrée dans ces répertoires : un véritable choc musical pour l'Orchestre des Champs-Élysées.

Poursuivre dans cette voie et travailler cette matière sonore orchestrale à partir des "instruments originels", à l'instar de ce que nous avions accompli sur le XVIIIe et le XIXe siècle, s'est alors imposé comme une évidence. Un premier projet symphonique a suivi en 2016, toujours avec Louis Langrée, mûri et enrichi aujourd'hui pour aboutir à cet hommage à l'occasion des célébrations Debussy.

Travailler dans une approche monographique, à la manière d'une exposition, offre toujours un éclairage singulier. Il permet ici de suivre pas à pas le cheminement de l'oeuvre orchestrale debussyste, constamment nourri de références littéraires et picturales.

Le programme s'articule ainsi essentiellement autour de trois oeuvres symphoniques, signatures musicales debussystes majeures : le Prélude à l'après-midi d'un faune, les Nocturnes, La Mer. Au symbolisme mallarméen du Faune (1894), sous-titré églogue pour orchestre, répondent les Nocturnes (1899), "scènes au crépuscule" librement inspirées du peintre J. Whistler. Puis, après la parenthèse musicale des Danses sacrées et profanes (1904), conçues comme une évocation de l'Antiquité à travers un instrument soliste, la harpe, l'Orchestre des Champs-Élysées conclut ce programme par La Mer (1905), chef-d'oeuvre de la maturité : "Trois esquisses", De l'aube à midi, Jeux de vagues et Dialogues du vent et La Mer, qui déploient une palette de couleurs instrumentales infinie, jouant de tous les sortilèges orchestraux debussystes.

 

Crédits photo: 
Alice Clergeaud